adeline
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posté le 2007-04-01 à 15:12:40
Je vous dépose 2 textes de Mere Theresa que je trouve splendides.
Le premier est une lettre qu'elle a écrite avant sa mort. Et le deuxième : "j'ai soif" est un texte plus connu, c'est son testament spirituel. Louise a lu ce texte à ses invités, le soir de sa confirmation en décembre.
"Mes enfants très chers, S½urs, Frères et Pères, Cette lettre étant très personnelle, j’ai voulu l’écrire de ma propre mains, mais il y a tant de choses à dire… Mais même si elle n’est pas de ma main, elle sort de mon c½ur !
Jésus veut que je vous dise encore – surtout en cette Semaine Sainte – combien il a d’amour pour chacun d’entre vous, au-delà de tout ce que vous pouvez imaginer. Je m’inquiète de ce que certains d’entre vous n’aient pas encore vraiment rencontré Jésus – seul à seul – : vous et Jésus seulement. Nous pouvons certes passer du temps à la chapelle, mais avez-vous perçu – avec les yeux de l’âme – avec quel amour il vous regarde ? Avez-vous vraiment fait connaissance avec Jésus vivant, non pas à partir de livres mais pour l’avoir hébergé dans votre c½ur ? Avez-vous entendu ses mots d’amour ? Demandez la grâce : il a l’ardent désir de vous la donner. Tant que vous n’écouterez pas Jésus dans le silence de votre c½ur, vous ne pourrez pas l’entendre dire « J’ai soif » dans le c½ur des pauvres. N’abandonnez jamais ce contact intime et quotidien avec Jésus comme personne réelle vivante, et non pas comme pure idée. Comment pourrions-nous passer un seul jour sans écouter Jésus dire « Je t’aime »… C’est impossible ! Notre âme en a besoin autant que notre corps a besoin de respirer. Sinon, la prière meurt et la méditation dégénère en simple réflexion. Jésus veut que chacun de nous l’écoute, lui qui vous parle dans le silence du c½ur. Soyez attentifs à tout ce qui pourrait empêcher ce contact personnel avec Jésus vivant. Le diable essaiera de se servir des blessures de la vie, voir de vos propres fautes pour vous persuader qu’il n’est pas possible que Jésus vous aime réellement. Attention : ceci est un danger pour nous tous. Mais le plus triste est que cela est complètement contraire à ce que Jésus voudrait et attend de vous dire. Pas seulement qu’il vous aime, mais davantage : qu’il vous désire ardemment. Vous lui manquez quand vous ne vous approchez pas de lui. Il a soif de vous. Il vous aime en permanence, même quand vous ne vous en sentez pas dignes. Lorsque vous n’êtes pas acceptés par les autres – ou même parfois par vous-même – il est celui qui, toujours, vous accepte.
Mes enfants, vous n’avez pas à être différents (de ce que vous êtes dans la réalité) pour que Jésus vous aime. Croyez simplement que vous lui êtes précieux. Apportez vos souffrances à ses pieds et ouvrez seulement votre c½ur pour qu’il vous aime tels que vous êtes. Et lui fera le reste. Chacun de vous sait, en sa conscience, que Jésus l’aime, mais, avec cette lettre, je voudrais plutôt m’adresser à votre c½ur. Jésus désire remuer nos c½urs pour ne pas perdre notre premier amour, spécialement à l’avenir, quand je vous aurai quitté..."
"J'ai soif"
"Voici que je me tiens à la porte et que je frappe." C’est vrai ! Je me tiens à la porte de ton c½ur, jour et nuit. Même quand tu ne m’écoute pas, même quand tu doute que ce puisse être moi, c’est moi qui suis là. J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer en toi. Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir. Je serai toujours là, sans faute. Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour. Je viens, apportant tous les dons de l’Esprit- Saint. Je viens avec ma miséricorde, avec mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi ; un amour au-delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du c½ur est celui que j’ai reçu du Père même. Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi, dans toutes mes blessures. Je vais t’apporter ma lumière. Je viens écarter les ténèbres et tous les doutes de ton c½ur. Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux. Je viens avec ma grâce pour toucher ton c½ur et transformer ta vie. Je viens avec ma paix, qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme. Je te connais de part en part. Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés. Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux. Je t’ai suivi à travers toutes ces années et je t’ai toujours aimé, même lorsque tu étais sur les chemins de traverse. Je connais chacun de tes problèmes. Je connais tes besoins et tes soucis. Oui, je connais – je connais tous tes péchés, mais je te le redis une fois encore : Je t’aime, non pas pour ce que tu as fait, non pas pour ce que tu n’as pas fait. Je t’aime pour toi-même, pour ta beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance. C’est une dignité que tu as peut-être souvent oubliée, une beauté que tu as souvent ternie par le péché, mais je t’aime tel que tu es. J’ai versé mon sang pour te ramener à Dieu. Si seulement, tu me le demandais avec foi, ma grâce viendrait te toucher et combler tous tes besoins. Je vais te donner la force pour te libérer toi-même du péché et de tous les pouvoirs destructeurs de ta vie. Je connais ce qu’il y a dans ton c½ur. Je connais ta solitude. Je connais les blessures de ton c½ur, les rejets que tu as du subir, les jugements et les humiliations. Tout cela, je l’ai porté avant toi, afin de pouvoir te partager ma force et ma victoire. Je connais tout spécialement ton besoin d’être aimé. Je connais combien tu as soif d’être aimé et d’être chéri et combien tu as cherché en vain d’assouvir cette soif, dans un amour égoïste, accourant pour remplir le vide de ton c½ur dans les plaisirs qui passent - avec un vide encore plus grand ; celui du péché. Est-ce que tu as soif ? Venez à moi, vous tous qui avez soif, je vais vous combler. Est-ce que tu as soif d’être aimé ? Je t’aimerai plus que tout ce que tu peux imaginer. Je t’ai aimé jusqu’à ce point de mourir sur la Croix pour toi. J’ai soif de toi. Moi aussi, j’ai soif de toi. C’est la seule manière avec laquelle je pourrai décrire mon amour pour toi. J’ai soif de toi. J’ai soif de ton amour. J’ai soif d’être aimé par toi. Cela te dit combien tu es précieux à mes yeux. J’ai soif de toi. Viens à moi. Je vais remplir ton c½ur. Je vais soigner tes blessures. Je vais faire de toi une nouvelle créature. Je vais te donner la paix, au c½ur même de toutes tes épreuves. Mais j’ai soif de toi. Ne doute jamais de ma miséricorde, du fait que je t’accepte sans cesse, de mon désir de te pardonner, de ma soif ardente de bénir, de vivre en toi ma propre vie. J’ai soif de toi ! Si tu te crois sans importance aux yeux du monde, cela ne m’importe pas du tout. Pour moi, il n’y a qu’une chose qui importe ; il n’y a rien de plus important dans le monde entier que toi. J’ai soif de toi ! Peu importe tes errements. Peu importe combien tu m’as oublié. Peu importe toutes les croix que tu as dû porter toute ta vie. Il n’y a qu’une seule chose dont je veux que tu te souviennes tout le temps, une seule chose qui ne changera jamais : J’ai soif de toi, tel que tu es. Tu n’as pas besoin de changer pour croire en mon amour qui va te changer. Tu m’as oublié, et maintenant je te cherche à chaque instant de ta vie, me tenant debout, à la porte de ton c½ur et frappant. Tu pense que c’est dur à croire ? Alors, regarde vers la Croix, regarde vers mon C½ur transpercé pour toi. Regarde vers mon Eucharistie. Tu n’as pas compris ma Croix ? Alors, écoute encore une fois ce que j’ai dit sur la Croix : J’ai soif ! Oui, j’ai soif de toi. J’ai soif de toi. J’ai cherché quelqu’un pour combler mon amour et je n’ai trouvé personne. Sois celui-ci. J’ai soif de toi, de ton amour.
Mère Teresa Testament spirituel
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